Le mouvement "Sauvons la recherche" fait une première analyse de la situation politique. Voir sur leur site:  Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre
("Sauvons la recherche" "dénonce la vision à court terme et productiviste des orientations gouvernementales pour la recherche publique", voir wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Sauvons_la_recherche)
   
"Le nouveau gouvernement affiche une volonté de réformer très rapidement l'enseignement supérieur. Derrière ses discours à l'apparence consensuelle se cachent des projets qui inquiètent fortement la communauté scientifique"

Sarkozy "projette de faire voter au cours de l’été une loi sur l’autonomie et la gouvernance des universités, qu’il présente comme fondamentale et urgente."
Les chercheurs estiment eux qu'"avant de décider de la manière de gouverner, il faudrait décider quels sont les objectifs et les principes de l’enseignement supérieur, et en particulier quel est le rôle de l’Etat. "

L'association craint surtout une réduction de l'autonomie de la recherche. "Si le terme « autonomie » fait consensus, pour les universités comme pour les organismes, le contenu que chacun y met est très variable. L’autonomie des organismes de recherche est d’ailleurs de plus en plus réduite, puisque les financements se déportent à l’extérieur de ceux-ci, vers des structures non-autonomes comme l’ANR"

L'ANR (voir wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_nationale_de_la_recherche) est chargée de financer des projets de recherche, mais est dépourvue de conseil scientifique.

Avec le projet de Sarkozy, les organismes de recherche deviendraient des Agences de moyens, et les unités de recherche ne dépendraient plus que des seules universités (et non plus d'organismes de recherche) "Cette option met grandement en danger toutes les recherches liées au développement des connaissances et, au delà, déplace les lieux d’élaboration de la politique nationale depuis les organismes vers des instances orientées vers le court-terme et contrôlées par le pouvoir politique comme l’ANR."
L'association estime que dans ce contexte l'autonomie des univertsités (tributaires de fonds privés et de l’ANR pour leur développement) est dangereuse.

"L’urgence décrétée pour faire passer ce projet de loi (au milieu de l’été...) s’explique par le fait qu’il ne s’agit en rien d’une mesure technique consensuelle"