23 avril 2008
Spéculation et crises : ça suffit !
Pétition européenne lancée par un collectif d'économistes:
"La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit."
"C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.
Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière."
Note: Quand une pétition européenne atteint le million de signatures la comission européenne est obligée d'agir, source: le parlement européen
A écouter, l'émission La-bas si j'y suis avec Frédéric Lordon, membre du collectif d’économistes qui appelle à signer la pétition pour imposer une transformation profonde du système financier.
72% de Français mécontents de Sarkozy après un an de présidence
"Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, plus de sept Français sur dix (72%) sont mécontents de l'action du président de la République et une majorité (58%) doute de sa capacité à réformer à l'avenir, selon un sondage Ifop pour Paris Match rendu public le 22/04/08." (Reuters)
"Seules 28% des personnes interrogées se disent satisfaites de la gestion du chef de l'Etat, élu le 6 mai 2007. En 2003, douze mois après sa réélection, la taux de satisfaction de Jacques Chirac atteignait 58%.
De plus, 65% des sondés estiment que Nicolas Sarkozy n'a pas tenu ses engagements de campagne présidentielle, notamment dans le domaine économique et social, et une majorité (58%) ne lui fait pas confiance pour mettre en place les réformes nécessaires.
Plus de la moitié des Français (53%) jugent que les mesures mises en place par la droite ont "plutôt détérioré" leur pouvoir d'achat contre 44% qui pensent qu'elles n'ont rien changé et 3% qui pensent avoir amélioré leur pouvoir d'achat depuis un an.
Au total, 48% des sondés estiment que la situation économique s'est dégradée et 80% pensent que Nicolas Sarkozy sera obligé de mettre en place un plan de rigueur important.
Côté diplomatie, 71% des personnes interrogées se disent favorables à une "Union de la Méditerranée" et 62% se félicitent de l'amélioration des relations avec les Etats-Unis.
La réintégration de la France dans le commandement de l'Otan est approuvé par 57% des sondés mais l'envoi de renforts militaires en Afghanistan est rejeté par 81% des Français.
Le sondage a été réalisée par téléphone ou au domicile de 956 personnes les 17 et 18 avril 2008."

